Jésus faisait route avec eux
Cette phrase qui ouvre la dynamique du récit des Pelerins d’Emmaùs, dans l’Evangile selon Saint Luc, est vécue aujourd’hui 12 Août 2008 par des pélerins, des malades, des brancardiers, des hospitaliers.
Rencontre avec l’un d’eux en ce premier jour du 135ème`Pélerinage National.
Axel est étudiant à Genève.
Depuis combien de temps participes-tu au Pélerinage National ?
C’est la deuxième année. L’an dernier j’étais brancardier. Cette année, j’ai choisi d’être hospitalier, au service des malades d’une chambre, à l’Accueil Marie Saint-Frai.
Pourquoi avoir changé de service ?
Je voulais autre chose, trouver encore du nouveau. Bran cardier, j’avais passé des moments extraordinaires, des instants "magiques". Mais être à l’Accueil, c’est vivre des moments d’humilité.
- D’humilité ?
Je viens apprendre l’humilité, essayer de trouver Jésus dans les malades.
- C’est à dire ?
Sur sa croix, Jésus n’était pas plus beau que les malades d’ici. On est tout petit. On est dans une soif sprirituel. Notre petitesse nous submerge. On n’a jamais fini de chercher...
- Tu peux préciser ?
Mon but à Lourdes, c’est de "monter les barreaux de l’échelle de la foi", pour reprendre l’image d’un mystique. Je cherche à faire grandir ma foi en venant à la rencontre de la souffrance physique. Se confronter à la dure réalité, c’est comme aller en Inde... En venant à Lourdes, nous devenons serviteurs des malades, nous cherchons à les rendre HEUREUX. Et, ce faisant, ouvrir son propre coeur. A Lourdes, on se rend compte que la vie n’est pas si facile pour tous le monde. Il faut le voir pour le comprendre.
J’essaie de servir Dieu, en servant un malade. CES MALADES, -quelque soit leur position religieuse-, ILS SONT JESUS.
Propos recueillis par Michel Billard
mercredi 13 août 2008
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